Silence
Définitivement, je dois faire partie des naïfs ! Lorsque Pékin a été choisi pour recevoir les jeux olympiques, je m’imaginais que cela ne pouvait aller que dans le sens d’un accroissement de la démocratie, de la liberté d’expression, d’une ouverture au monde. Que la fenêtre qui allait s’ouvrir par le biais du sport international ne pourrait se refermer. Aujourd’hui, avant même l’ouverture des jeux, la déconvenue est totale.
Rien n’a changé, le pouvoir fort reste très fort, même franchement brutal, il réprime, torture et assassine ceux qui osent contester sa puissance comme au Tibet. Il contrôle et maitrise toute l’information qui veut sortir et manipule également l’information qui cherche à entrer comme on a pu le voir avec la cérémonie de la flamme olympique.
Du monde, le peuple chinois ne peut voir que ce que ses dirigeants veulent bien lui montrer. Et c’est terrible.
Et je trouve notre prési-gouvernement bien faible, bien lent dans son indignation face aux exactions contre les Tibétains. Bien peu convaincant aussi. Les enjeux commerciaux sont-ils à ce point cruciaux pour notre survie industrielle, les marchés à conquérir si juteux, nos intérêts si éminents que nous soyons obligés de taire nos pensées, d’oublier notre éthique face à l’arbitraire qui peut nous rapporter gros (peut-être) ?
Sommes-nous seulement capables de n’être faibles qu’avec les forts et forts avec les faibles ? Pas impossible mais guère rassurant.
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La définition du jour
JUSTE-MILIEU
Zone creuse.
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